En bas à gauche, c'est un "JE" ...

Publié le par Jurek

































Ce "JE" a été saisi par hasard. Contrairement à certains photographes qui aiment à fixer sur la pellicule des personnes qu'ils ne connaissent pas sans leur autorisation, l'objectif de l'appareil visait la porte et la plate-bande et non ce "JE".
Maintenant qu'il s'est invité, qu'il soit le bienvenu!  Ce qui est frappant pour certains d'entre nous qui se sont beaucoup promener dans Paris ou dans d'autres très grandes villes d'Europe Occidentale, c'est que ce personnage ne détonnerait pas chez nous.

Qu'est ce qu'un "JE".  La définition  scientifique n'en  est pas aisée mais  intuitivement cela est très facile. Il est tout à fait envisageable que la personne qui écrit ce blog ou celle qui le lit aurait pu se trouver à la place de ce "JE" et en tant que "JE". Il se trouve là pour des raisons explicables: il va d'un point à un autre avec des pensées dans son esprit.
Voilà de bien plats truismes mais ce qui surgit immédiatement une fois que ceci est affirmé c'est qu'au moment où a lieu cette photo, il y a 6,5 milliards de "JE" environ de l'espèce humaine. Ces "JE" disent "je" dans leur réflexion interne ou dans les conversations qu'ils mènent.

Maintenant que notre cheminement s'accélère, osons ce deuxième saut qualitatif: l'humanité n'existe pas matériellement par contre tous les "JE" existent eux très concrètement. La matérialité de l'espèce humaine passe à travers ces unités que sont les "JE" et qui pensent "je": "je pense, je souffre, j'aime, je me sustente, je dors, je me bats, j'écris....".

A présent, nous attribuons le "JE" à tous les animaux. Certes, notre culture nous interdit de dire d'un merle qui nous regarde de son oeil rond pense " je regarde un ...." en nous voyant. Mais si l'on prend le temps de regarder les animaux qui nous entourent, nous constatons que leur comportement s'explique: ils se nourrissent, construisent des refuges, dorment, sont fatigués, se reposent ou poussent des cris. Quand un lombric remue ce n'est pas son voisin c'est bien lui. Comme nous n'avons pas encore attribuer beaucoup de qualités au "JE", nous décidons que tous les animaux sont des "JE". Mais comme tous les "JE" doivent avoir une seule et unique définition, nous voici nous "JE" de l'espèce homo sapiens réintégrés parmi les animaux.

Mais alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin. Et la flore, faut -il la laisser de côté sous prétexte qu'elle est autotrophe ( qu'elle se nourrit directement de soleil et de chimie) alors que les animaux sont hétérotrophes ( qui se nourrisent de plantes ou d'autres animaux)? Mais nous avons en commun nous les animaux avec les plantes, l'essentiel  de notre être, à savoir:

1 - bien avant notre naissance, notre "JE" n'existe pas.

2 - pour que nous naissions, il y a rencontre de deux cellules, l'une femelle et l'autre mâle qui chacune porte la moitié de l'ADN, puis le programme est lancé et chaque cellule comporte ensuite un ADN complet.

3 - une fois né, chaque "JE" vise l'éternité

31 - en se nourrissanr de ce qui lui convient dans l'environnement donc pour les "JE" animaux des "JE" qui l'entourent en évitant en général de consommer les "JE" de son espèce . Mais il y a des exceptions. Les "JE" mangent des "JE"! Cela ne vous rappele-t-il pas le mythologie chrétienne: "mangez, ceci est mon corps", "buvez, ceci est mon sang"?.
32 - en se reproduisant.

4 - Chaque naissance d'un "JE" peut apporter des modifications qui a long terme si elles se généralisent à toute l'espèce la fait évoluer.

5 - Puis arrive la fin, le "JE" se décompose et, rapidement, on retrouve le même néant de ce "JE" là.

Il semble bien que ce soit là les lois de bases essentielles des vivants. Et si nous méditons encore un peu plus que sur les animaux, en regardant les plantes, celles-ci rentrent tout à fait dans ce système. Toutes les plantes sont donc des "JE".

Conclusion générale:
Cet exposé nous a fait perdre à nous toute notre morgue et notre esprit de supériorité humaine vis à vis du règne vivant mais nous sommes sortis de notre petite chronologie humaine qui débute il y a 135 000 ans pour retrouver nos ancêtres non seulement à l'ère précambrienne il y a 550 millions d'années mais nous pouvons estimer que nous sommes vieux de 2 milliards d'années, date de l'apparition de la première cellule vivante. Mais de mauvais plaisantins se gausseront d'échanger notre domination contre tant d'années. Qui aime vieillir?

Conclusion particulière:
Retrouvons notre "JE" apparut par hasard dans notre objectif près de la Cité Pourpre Interdite. Car si ce personnage est un "JE" comme vous ou moi, tous les humains sont des "JE". Cela nous rapproche véritablement même si des désaccords nous entaînent à mettre des sommes fantastiques dans différents armements passifs ou actifs. En outre, notre président de la république est un "JE", de même que celui de la Chine, et tous les personnages d'ici et de là depuis les plus importants jusqu'aux plus petits, c'est à dire aux plus pauvres ou au plus démunis sont également des "JE". Certes, il y a des us et coutumes bien différents et qui nous fâchent au point que nous en venons aux mains et aux armes. Mais ces différences viennent de ce que nous avons, depuis notre séparation d'il y a 135 000 ans, vécu des situations différentes et qu'il faut,à présent que nous nous sommes retrouvés; un peu de temps pour accorder nos violons.

Publié dans 12chinois

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